Bénéfices économiques de l’agriculture durable

Rayon des produits agricole dans une grande surface
Rayon des produits agricoles dans une grande surface (GIZ – Nadine Guenther)

L’agriculture durable contribue à améliorer les revenus des exploitants à travers des pratiques agricoles qui augmentent les rendements unitaires et/ou qui diminuent les coûts unitaires de production (Bénéfices économiques) ainsi que les Bénéfices sociaux et les Bénéfices environnementaux.

Bénéfices économiques

  • Amélioration des revenus et rentabilité des exploitations agricoles

L’agriculture durable contribue à améliorer les revenus des exploitants à travers des pratiques agricoles qui augmentent les rendements unitaires et/ou qui diminuent les coûts unitaires de production. Ces pratiques durables contribuent également à une réduction des pertes post-récoltes et une réduction des intrants nécessaires donc une diminution des charges. Dans certains cas, ces pratiques atténuent la dégradation des revenus à travers une amélioration de la valeur ajoutée au sein de l’exploitation et contribuent à la préservation des ressources naturelles.

La conservation des ressources naturelles, de la biodiversité et des paysages ruraux favorisent l’établissement éventuel d’un agro-tourisme qui a le potentiel d’augmenter les revenus alternatifs au niveau des exploitations. Cette conservation des ressources naturelles et de la (agro-)biodiversité, la connaissance des bonnes pratiques agricoles, l’existence des assurances agricoles et la génération des revenus agricoles et extra-agricoles appuient l’adaptation des exploitations au changement climatique et assurent leur survie future.

L’amélioration des revenus ne concerne pas uniquement le court terme mais aussi le très long terme car l’adhésion des agriculteurs à un système de prévoyance sociale a pour objectif d’allouer des revenus décents lors de la retraite. Le fait qu’un agriculteur retraité bénéficie d’une pension de retraite décente par rapport au coût de la vie crée des conditions plus favorables pour la transmission de l’exploitation agricole d’une génération à la suivante. Dans le cas contraire, le chef d’exploitation a tendance à se maintenir à la tête de l’exploitation et la transmission se réalise au moment de la liquidation de la succession avec pour conséquence de maintenir, de génération en génération, des chefs d’exploitations généralement peu réceptifs aux innovations à la tête des exploitations.

  • Sécurité alimentaire de la Tunisie

L’agriculture durable contribue à la sécurité alimentaire du pays à travers l’efficacité de l’usage des ressources, la protection de l’environnement et la résilience des systèmes agricoles. L’agriculture durable favorise les écosystèmes sains et une gestion durable de la terre, de l’eau et des ressources naturelles. Elle augmente la productivité et la quantité des aliments produits (« produire plus avec moins ») et renforce aussi les marchés agricoles locaux et régionaux.

L’agriculture durable contribue à :

  • la disponibilité de la nourriture (quantités suffisantes d’aliments) à travers l’augmentation de la production et la réduction des pertes post-récoltes
  • la qualité (des aliments et des régimes alimentaires en termes nutritionnels, sanitaires, mais aussi sociaux-culturels)
  • la stabilité de l’accès à la nourriture à travers la stabilité des prix et la fiabilité du pouvoir d’achat pour avoir la capacité d’acheter sa nourriture (création d’emploi et revenus)

Si l’agriculture durable améliore la sécurité alimentaire du pays, la recherche de la sécurité alimentaire peut générer une agriculture non durable ! L’introduction de bonnes pratiques concourant à augmenter les rendements unitaires, à préserver les sols et les ressources en eau améliorent la sécurité alimentaire ou empêchent la dégradation de la situation actuelle. Cependant, il faut rester prudent car la recherche à tout prix de la sécurité alimentaire peut générer des effets négatifs suite à la mise en œuvre de pratiques agricoles non durables, particulièrement si elle repose sur l’importation d’intrants ou l’intensification de cultures mal adaptées à leur environnement bioclimatique.

  • Amélioration balance des paiements

La balance des paiements recense l’ensemble des transactions économiques internationales que les résidents d’un pays ont réalisées avec ceux du reste du monde au cours d’une période donnée. En Tunisie, le secteur agricole contribue à l’équilibre de la balance des paiements par ses exportations agricoles et agro-alimentaires. Les pratiques agricoles durables, telles que le respect des normes phytosanitaires, la transformation des produits, la recherche de la qualité, la normalisation des produits, la certification des produits, les signes de qualité etc. facilitent l’accès aux marchés extérieurs et contribuent ainsi à l’amélioration de la balance des paiements. Par ailleurs, une agriculture qui s’appuie principalement sur les ressources locales en limitant la consommation d’intrants importés améliore aussi la balance des paiements en réduisant le poids de l’importation des intrants agricoles.

Voir les Bénéfices sociaux

Voir les bénéfices écologiques.

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